Jeudi, 9 mai 2019

Trafic routier. Trajectoire de réduction pour le CO2

Le Conseil fédéral est chargé d'adapter la politique routière suisse aux objectifs de l'accord de Paris sur le climat, en fixant de manière contraignante une trajectoire de réduction linéaire pour le CO2, jusqu'à ce que l'on atteigne une décarbonisation complète. Il conviendra de prouver régulièrement que les objectifs intermédiaires sont atteints et d'adapter les mesures en conséquence.

Depuis 1995, le trafic routier motorisé privé a augmenté deux fois plus que la population. Les prestations kilométriques ont augmenté de 35 pour cent sur l'ensemble du réseau et de 123 pour cent sur le réseau des routes nationales (1990-2016). L'Office fédéral du développement territorial prévoit une nouvelle augmentation de 18% pour les années à venir (2010-2040).

 

Malgré l'augmentation générale des exigences en matière de durabilité et la convention-cadre de Rio sur les changements climatiques (1992), les émissions de gaz à effet de serre dues au trafic routier suisse n'ont pas baissé depuis 1992. Ce dernier est responsable d'environ un tiers de l'ensemble de la consommation finale d'énergie dans notre pays. La politique des transports et de l'aménagement du territoire va donc dans une large mesure à l'encontre des objectifs de Paris sur le climat.

 

Les effets déployés par la politique actuelle en matière de CO2 sont trop faibles dans le trafic routier: au cours des deux dernières années, les émissions de CO2 ont même augmenté. La révision actuelle de la loi sur le CO2 n'offre pas non plus de perspective suffisante pour atteindre les objectifs visés. Les mesures appropriées et efficaces manquent pour éviter et réduire le trafic, mais aussi pour passer à une mobilité sans énergie fossile.

 

Déposé par: Jürg Grossen