Recommandations de vote

Notre comité directeur a recommandé à nos délégués de se prononcer en faveur de la reprise de la directive UE 2017/853 dans la législation suisse sur les armes (développement de l’acquis de Schengen en modifiant la directive de l’UE sur les armes) et en défaveur de la RFFA (réforme fiscale et financement de l’AVS).

Oui à la révision partielle de la loi sur les armes - Pour le maintien de Schengen et de la libre-circulation

Entre 2012 et 2017, l'UE a adopté une directive révisée sur les armes dans le but de rendre plus difficile l'utilisation abusive d'armes, de munitions et de composants d'armes - tout comme dans la législation suisse y relative.

 

En tant que membre de l'espace Schengen, la Suisse procède généralement à des adaptations de son droit, y compris dans le domaine de la législation sur les armes. La Suisse a eu son mot à dire dans l'élaboration de la nouvelle directive UE sur les armes et a pu empêcher la mise en oeuvre de mesures allant encore plus loin que celles imaginées à la base. La Suisse s'est donc assurée que la tradition de tir à laquelle beaucoup de citoyens de notre pays sont attachés soit respectée et puisse perdurer. La reprise de cette directive est donc tout sauf un diktat de l'UE. Au contraire, la Suisse a pu apporter une contribution importante dans son élaboration. 

 

Un "non" à la révision mettrait en danger la coopération bilatérale avec les États membres de l'UE dans le domaine de la sécurité et de l'asile (Schengen/Dublin). L'abolition aurait des conséquences graves pour notre pays : pour la sécurité, pour l'asile, pour le trafic frontalier et pour le tourisme. De plus, l'économie suisse pourrait subir chaque année des dommages se chiffrant en milliards de dollars. Un vote négatif rendrait plus difficile le travail de la police et des gardes-frontières, qui n'auraient pas accès aux systèmes d'information Schengen, ce qui compromettrait notre sécurité. Les demandes d'asile des personnes dont la demande a déjà été rejetée dans un pays de l'UE devraient être réexaminées par les autorités suisses. De plus, un deuxième visa serait nécessaire en plus du visa Schengen pour se rendre en Suisse. Cela aurait donc un impact négatif sur le tourisme. Pour finir, le trafic frontalier vers les pays voisins et les aéroports serait plus difficile pour nous (frontière suisse = frontière extérieure Schengen).

 

Le système des accords Schengen/Dublin serait en danger si l'adoption de la directive de l'UE sur les armes est rejetée. C'est la raison pour laquelle notre comité directeur a recommandé à l'unanimité à nos délégués l'adoption de cette dernière.

Comité des officiers pour Schengen

 

La nouvelle loi sur les armes n'affecte pas le fonctionnement l'armée suisse. Du point de vue de la politique de sécurité, notre adhésion à Schengen/Dublin est essentielle. C'est pourquoi nous disons OUI avec conviction à la révision de la loi suisse sur les armes.

 

Historique des recommandations de vote

 

Découvrez nos anciennes recommandations de vote en comparaison avec les résultats. Depuis 2007, il s'agit des recommandations des vert'libéraux Suisse, de 2004 à 2007, ce sont les recommandations des vert'libéraux zurichois.