Créateurs d’avenir : pour la libre-concurrence et l'innovation

Les vert’libéraux veulent d’une Suisse pionnière. Comme nos ancêtres l'ont été par le passé, lorsqu'ils ont construit les grandes centrales hydroélectriques, les tunnels et électrifié les chemins de fer. Nous savons que l'esprit pionnier est toujours présent dans notre pays, il n’y a qu’à observer les choses fantastiques que font nos universités et nos entreprises depuis des décennies.

 

Et que fait la politique ? Alors qu’aux temps des grandes innovations citées précédemment, la politique avait mis en place de bonnes conditions-cadres, il ne reste aujourd'hui, que de l'immobilisme dominé par à un manque d'idées.

 

La Confédération doit investir dans ses infrastructures et les technologies modernes afin d’arrêter l’utilisation d’instruments du passé. Il faut pousser à l’innovation et non l’empêcher par de la règlementation. Aussi faut-il une concurrence qui se fasse à armes égales pour tous les acteurs du marché.

1. Stop au protectionnisme économico-politique au détriment de l’innovation

 

Le Parlement adopte régulièrement des lois qui servent les intérêts d'industries ou d'entreprises individuelles plutôt que l'économie dans son ensemble. Les nouvelles plateformes de réservation ont été complétées par une Lex-Booking.com, qui réglemente de façon beaucoup trop restrictive ce domaine. Grâce aux développements technologiques, une concurrence accrue sera enfin possible dans le secteur des télécommunications. Au lieu de cela, le Parlement adopte une résolution Lex Swisscom protégeant et favorisant ce groupe majoritaire public contre une concurrence loyale et efficace. De plus, l'économie du partage („Sharing economy“) est combattue à différents niveaux. En effet, au lieu de reconnaître la digitalisation comme une opportunité, la politique économique poursuivie par notre gouvernement en fait une menace pour notre pays.

2. Plus de libre-concurrence pour moins d’étatisation des entreprises

Outre le service public au sens d'une offre de base, presque toutes les entreprises publiques offrent aujourd'hui des services sur le marché libre, entrant donc en concurrence avec le secteur privé. Cela vaut d'une part pour les entreprises appartenant à la Confédération, telles que La Poste Suisse, Ruag et Swisscom. L’étatisation touche également les fournisseurs d'énergie cantonaux, les entreprises informatiques et les compagnies d'assurance du bâtiment. Cette évolution pose problème en faussant le jeu de la concurrence. Le combat entre les entreprises étatiques et les autres n’est pas un combat à armes égales.. Grâce à des secteurs monopolistiques, les entreprises publiques disposent d'un pouvoir énorme sur le marché. Ils sont dans une situation de monopole et bénéficient d’un accès sécurisé à tous les clients. Enfin, les financements croisés au sein de ces entreprises appartenant à l‘État entraînent des distorsions. L'affaire Postauto en est une preuve notoire.

 

Cependant, nous ne voulons pas privatiser de manière dogmatique. Le réseau ferroviaire ou même les réseaux électriques sont des monopoles naturels de l‘État. Ce dernier a un rôle clé à jouer dans les enjeux de toute une génération. Les entreprises d'État doivent cependant se concentrer une fois de plus sur le service public et ne pas pénétrer de nouveaux marchés privés. La privatisation partielle de RUAG, par exemple, est un premier pas dans la bonne direction. D'autres doivent suivre. Par exemple, Postfinance doit être privatisée.

3. Des installations modernes et économes. Non à plus de béton, de goudron et de lignes électriques

 

La Confédération dépense des milliards pour ses infrastructures. Mais à la place d’investir dans des solutions modernes afin de relever les défis de notre temps, des sommes importantes versées par les contribuables sont attribuées aux recettes de l’État.

 

L'augmentation de la demande de transport continue d’être traitée par une expansion sans fin des infrastructures, notamment routières. En d'autres termes, l'argent est investi dans le goudronnage et le bétonnage de notre pays. Alors que nos routes font déjà face à des surcharges massives, que ce soit durant les heures de pointe ou en dehors. Des systèmes intelligents de gestion du trafic, des modèles modernes de travail et d'école et une tarification adaptée de la mobilité peuvent résoudre ce problème. Cela permettrait aux contribuables d'économiser beaucoup d'argent, de temps, de réduire l'impact sur l'environnement et d'accroître le confort de chacun.

 

Le système énergétique nécessite une optimisation des infrastructures existantes plutôt qu’une alimentation électrique centralisée et les lignes à hautes tensions. De plus en plus d'argent est investi dans la construction de lignes électriques en cuivre. Nous voulons pour remplacer cela, créer les conditions-cadres pour une alimentation électrique plus efficace et décentralisée ; nous voulons des réseaux intelligents afin d’éviter une accumulation de cuivre. Les technologies sont disponibles depuis dix ans, mais les fournisseurs d'énergie et les politiciens n’ouvrent pas les yeux, et la construction des infrastructures se poursuit comme il y a trente ans ! La digitalisation, en particulier, ouvre des dimensions entièrement nouvelles dans l'utilisation de l'énergie, notamment en termes d'efficacité énergétique et de production décentralisée d'énergie. Chaque bâtiment doit devenir une centrale électrique.