Créateurs d’avenir : pour une Suisse libre, ouverte et connectée au monde

 

La Suisse doit entretenir des relations étroites avec ses partenaires à l’international, et plus particulièrement avec l’Europe. Notre pays doit rester ouvert et connecté au monde, également au sein de ses frontières: nous voulons une Suisse libre qui est ouverte à la diversité des modes de vie et qui les rend possibles au lieu de les restreindre.

 

Malheureusement, le Palais fédéral est actuellement dominé par la peur et l’intolérance. Le scepticisme a le vent en poupe. C’est donc ainsi que les isolationnistes unis de gauche et de droite se cachent derrière une conception dépassée de la souveraineté et préfèreraient mettre notre pays sous cloche.

 

Nous nous opposons à ce protectionnisme avec détermination. L’idée selon laquelle les accords bilatéraux ne seraient qu’un mal nécessaire ne doit pas s’installer dans notre pays. Aucun pays ne profite plus du marché intérieur européen que la Suisse. Notre prospérité résulte de cette coopération et de cette ouverture.

 

La Suisse doit également rester progressiste. Un pays ouvert aux diverses modes de vie et qui ouvre des portes au lieu de prescrire un modèle de vie à toutes et tous. Cet objectif exige de nombreuses réformes. L’État ne devrait pas juger des différents modèles de vie et de famille. Chaque membre de la société, indépendamment de son orientation ou de son appartenance à une minorité, doit être égal en droit.

1. Consolidons la voie bilatérale qui a fait ses preuves avec un accord-cadre!

 

Il est possible de signer l’accord-cadre suite au bon résultat des négociations. La quasi-totalité des entreprises, universités, hautes écoles et associations économiques y sont d’ailleurs résolument favorables. De plus, ils ont tous besoin de sécurité juridique rapidement. Nous attendons du Conseil fédéral qu’il fasse enfin preuve de leadership et signe cet accord.

 

Nous voulons protéger et renforcer les valeurs communes de notre pays et de ses partenaires européens telles que les droits humains et la démocratie. Nous voulons que les citoyens de la Suisse et de l’UE puissent participer à la vie économique ou acquérir une formation professionnelle sur un pied d’égalité dans toute l’Europe et nous défendons la libre circulation et le libre-échange des biens et services sans obstacles au sein de l’Europe.

 

2. L’imposition individuelle pour plus d’équité et moins de pénurie de compétences

 

Il existe un potentiel de force de travail inexploité en Suisse menant à renforcer la pénurie de compétences. Celui des femmes avec une bonne formation qui ne travaillent pas autant qu’elles le souhaiteraient, et ce principalement à cause de la charge fiscale disproportionnée pesant sur le deuxième revenu du couple marié. Cela contribue considérablement à diminuer l’intérêt d’un revenu supplémentaire. La solution : l’introduction de l’imposition individuelle. Malheureusement, jusqu’à présent tous les efforts pour faire introduire un tel régime fiscal ont échoué. Pourtant, l’initiative populaire « Pour le couple et la famille » ainsi que la décision du Tribunal fédéral dénonçant cette inégalité donne au parlement l’opportunité d’adopter un contre-projet. L’imposition individuelle, sur la base de la proposition intelligente de différentes associations d’employés, d’alliance F et d’Avenir Suisse, permettrait d’inciter les deux conjoints à avoir une activité lucrative, de renforcer la participation des femmes au marché du travail et ainsi, de contribuer à la prospérité de notre pays.

3. Le mariage civil pour tous est une évidence

 

Cela devrait être une évidence pour un pays libre : le mariage civil pour tous. Il faut mettre fin à la discrimination des couples de même sexe et assurer les mêmes droits et devoirs pour tous. Lorsque des individus se marient, c’est qu’ils souhaitent établir une communauté de vie sur un socle stable et durable. Ils veulent s’assurer mutuellement une sécurité financière et exprimer leur attachement personnel vis-à-vis de la société. Nous continuons à refuser cette sécurité à une partie de notre société. Seule la possibilité d'un contrat de seconde classe sous la forme du partenariat enregistré existe à ce jour. Cette discrimination n’a plus lieu d’être à notre époque et n’est pas digne d’un État de droit moderne comme la Suisse. Notre initiative parlementaire lancée en 2013 doit enfin être mise en œuvre !