Créateurs d’avenir : protégeons l‘environnement et le climat

Nous voulons que notre pays soit un des leaders de la protection du climat et de technologies propres au niveau international. Nous voulons Suisse qui protège nos ressources fondamentales, la nature et la biodiversité.

 

Ce virage écologique est tout à fait possible et s’impose depuis longtemps. S'il est fait de façon décidée et cohérente, c’est une magnifique opportunité pour notre économie. Le lien entre l’écologie et l’économie est le fondement des vert’libéraux. Un juste prix sur les énergies fossiles couplé à une redistribution qui récompense les comportements favorables au climat, poussera à plus de respect de l’environnement. 

1. Une Suisse pionnière de la politique climatique, c'est possible

 

Il est peu probable que le débat sur la loi sur le CO2 soit finaliée avant la fin de la législature actuelle. Seule une composition différente du Conseil national nous donnera l’opportunité de débloquer enfin la politique climatique. Notre pays se doit de répondre aux exigences de l’accord de Paris sur le climat. Pour y parvenir, nous devons nous fixer un objectif ambitieux de réduction de CO2 au niveau national et nous assurer de la qualité des compensations de CO2 à l’étranger. Des mesures efficaces dans le domaine des bâtiments doivent être prises, comme dans celui du transport routier et du trafic aérien qui, jusqu’à présent, ont toujours été épargnés.

2. La Suisse, numéro 1 du secteur des technologies propres

 

Avec la stratégie énergétique, nous avons décidé la sortie de l’énergie nucléaire et une décentralisation de l’approvisionnement énergétique en se comptant sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. Avec une loi sur le CO2 efficace, nous apporterons une autre pierre à l'édifice de la protection du climat. Ces lois, mises en œuvre de manière intelligente, représentent de grandes opportunités pour notre économie.

 

Nous pouvons atteindre cet objectif si nous cessons de subventionner la production d'énergie sale et incitons plutôt les énergies renouvelables à se développer. La législation concernant les subventions dans le domaine de l'énergie deviendra obsolète. De plus, nous gaspillons toujours beaucoup d’énergie parce qu’elle ne coûte pas assez. Cela se passe en dépit du fait que le kilowattheure économisé est toujours la solution la plus efficace pour économiser de l'énergie. En effet, chaque kilowattheure doit être produit, transporté et stocké. Un prix de l’énergie respectant le principe du pollueur-payeur rendrait les mesures d’efficacité énergétique enfin rentables. Les technologies propres seraient enfin plus largement utilisées. Les investissements dans les énergies renouvelables sont déjà plus rentables économiquement à ce jour en comparaison de ceux faits dans les énergies fossiles. Il en est de même pour l'énergie nucléaire. 

 

Une mobilité douce doit s'imposer grâce à des incitations ciblées et en faveur de l'environnement. Si l’économie suisse mise sur le secteur des technologies propres, le développement d’une vaste branche exportatrice nouvelle en sera le résultat. Le monde entier doit appliquer l’accord de Paris sur le climat et la Suisse peut être la locomotive du changement. Une Suisse durable, c'est possible. De plus, c'est logique d'un point de vue écologique et économique.

Nous pouvons atteindre cet objectif si nous appliquons rapidement le passage du système de subventionnement à un système orienté vers la protection de l'environnement. Ce changement rendrait beaucoup de subventions et de régulations obsolètes. Nous gaspillons toujours beaucoup d’énergie sans en avoir besoin parce qu’elle ne coûte pas assez. Et c’est en dépit du fait que le kilowattheure économisé et toujours la solution la plus précieuse et la plus efficace, car chaque kilowattheure doit être produit, transporté et stocké. Un prix de l’énergie respectant le principe du pollueur-payeur rendrait les mesures d’efficacité énergétique enfin rentables pour les investisseurs. Les technologies propres, déjà disponibles à ce jour, seraient enfin utilisées plus largemment. Les investissements dans les énergies renouvelables sont déjà plus intéressants sur le plan économique aujourd’hui, si on tient compte du véritable coût environnemental de l’énergie fossile.

 

C’est encore plus vrai pour l’énergie nucléaire. Et ce sera le passage qui doit s’imposer d’urgence pour une mobilité plus écologique grâce aux justes incitations. Si l’économie suisse mise sur le secteur Cleantech, le développement d’une vaste branche exportatrice nouvelle en sera le résultat, car le monde entier doit appliquer l’accord de Paris sur le climat. La Suisse doit devenir renouvelable, et cela est logique d'un point de vue écologique et économique.

3. Protéger les ressources naturelles et la biodiversité, une priorité

 

La biodiversité et la qualité de l’eau sont menacées dans toute la Suisse. Aujourd'hui, nous subventionnons la pollution de l'eau potable, des sols, la destruction de la biodiversité et les moyens de subsistance des agriculteurs eux-mêmes. Cela ne peut pas continuer. Tout d'abord en luttant contre l’accumulation de substances nocives dans notre environnement (azote, ammoniac) et l'utilisation excessive de pesticides. Un renoncement aux mesures nécessaires met en péril notre eau potable et la biodiversité. Une modification fondamentale de la politique actuelle s’impose d’urgence pour la prochaine législature.

 

La Confédération ne devra plus continuer à subventionner l’utilisation des pesticides, mais au contraire exclure l'utilisation de pesticides à risque élevé en réajustant les paiements directs. Une réduction de 30% des émissions d'azote d'ici 10 ans est également indispensable – si l'industrie ne parvient pas à se mettre d'accord, cet objectif sera atteint par une taxe incitative sur les importations d'aliments pour animaux. Nous présenterons cette demande cette semaine à la Commission économique du Conseil national en tant que contre-proposition réalisable à l'initiative pour une eau potable propre.

 

Toutes les approches mentionnées ci-dessus sont des approches libérales bien adaptées à la protection de l'eau potable, du sol, des insectes et des oiseaux. Pour toutes ces raisons, les vert'libéraux soutiennent une contre-proposition efficace à l'Initiative "Eau propre".