La démarche du Conseil fédéral va dans la bonne direction, mais il ne faut pas remettre la réforme du deuxième pilier aux calendes grecques
Les vert’libéraux saluent le développement rapide d’un nouveau projet de réforme de la prévoyance vieillesse. Cet objectif nécessite une disposition au compromis de toutes les parties. L’approche présentée aujourd’hui par le Conseil fédéral répond à ce besoin et prend en compte les exigences des vert’libéraux telles que l’adaptation et la flexibilisation de l’âge de la retraite. Cependant, la réforme du deuxième pilier ne devra pas être remise aux calendes grecques.
Maintenant plus que jamais : faire un pas en avant en développant la voie bilatérale !

Notre pays a besoin de relations stables avec l’UE, y compris dans une perspective à long terme. RASA aurait été une chance de prendre un engagement ferme en faveur de ce partenariat. Malheureusement, le parlement a raté cette chance en renonçant à un contre-projet. Compte tenu de cette situation, le retrait de l’initiative est regrettable, mais compréhensible. « Nous devons faire face aux isolationnistes avec une stratégie de progrès. La politique devra enfin reconnaître de nouveaux accords avec l’UE pour ce qu’ils sont : une magnifique opportunité pour la Suisse et nos entreprises », estime la présidente du groupe Tiana Moser.
Réforme fiscale 17 : tenir compte des cantons, des communes et des PME
En principe, les vert’libéraux sont favorables à la réforme fiscale 17. L’abrogation des règlements pour les sociétés à statut particulier cantonales qui ne sont plus acceptés au niveau international est indispensable. Cependant, notre pays devra rester une place économique attractive au niveau international. Le rejet de la réforme de l’imposition des entreprises III a été considérablement influencé par l’insécurité financière pour les cantons et communes. C’est pour cette raison que le nouveau projet devra accorder aux cantons une marge de manœuvre importante en politique financière qu’ils pourront adapter à leurs besoins spécifiques. Ce sera uniquement ainsi qu’ils pourront rester compétitifs et assurer leur revenu fiscal en même temps. Par conséquent, les vert’libéraux exigent quatre modifications du projet.
Notre pays a besoin d’une politique climatique ambitieuse
Les vert’libéraux attendent que la Suisse joue un rôle de pionnier en matière de politique climatique au niveau international. L’objectif de 30 pourcent de réduction par rapport à 1990 du Conseil fédéral est insuffisant. Il faut un objectif plus ambitieux, accompagné de mesures plus efficaces. C’est surtout le secteur des transports qu’il faudra mieux prendre en compte, étant donné qu’il s’agit du principal responsable des émissions de CO2. « Une taxe incitative sur les combustibles est indispensable et se fait attendre », estime le président de parti Jürg Grossen.