Le groupe vert’libéral exige la séparation du projet fiscal de la réforme de l’AVS

Aujourd’hui, lors de la séance de leur groupe parlementaire, les vert’libéraux se sont clairement prononcés contre le mélange du projet fiscal 17 avec des dépenses supplémentaires de l’AVS. « Il n’est pas équitable du point de vue intergénérationnel d’alimenter l’AVS avec des milliards supplémentaires provenant de la population active sans s’attaquer aux problèmes structurels. C’est un moyen détourné de renvoyer une véritable réforme aux calendes grecques. Les jeunes en paieraient le prix fort», estime la vice-présidente Kathrin Bertschy. Le projet fiscal 17 est indispensable pour la place économique Suisse. Il faudra le montrer à la population en adoptant un projet transparent. En revanche, ladite connexion entre réforme fiscale et AVS est à la fois inadéquate, peu démocratique et donc inacceptable pour les vert’libéraux.

Les vert’libéraux saluent moins de bureaucratie et plus d’autodétermination pour les personnes trans* et intersexes

Les vert’libéraux saluent l’intention du Conseil fédéral que les personnes trans* et intersexes doivent pouvoir faire modifier leur sexe et leur prénom à l’état civil sans obstacles bureaucratiques à l’avenir. Cette adaptation des dispositions légales à la réalité de la vie des personnes trans* et intersexes s’imposait depuis longtemps.

Projet fiscal 17 : encore un marchandage qui ne mène à rien

La commission de l’économie du Conseil des États souhaite « financer » les pertes fiscales causées par le projet fiscal 17 avec des dépenses supplémentaires de l’AVS. Les vert’libéraux sont très critiques à l’égard de ce marchandage. Des dépenses supplémentaires n’ont rien à voir avec un véritable financement – bien au contraire, elles aggravent la pression sur la caisse fédérale. « Les vert’libéraux considèrent que la réforme fiscale tout comme la réforme de la prévoyance vieillesse représentent des défis majeurs pour notre pays. Notre devoir est de les expliquer à la population de manière transparente au lieu d’acheter des votes avec des cadeaux. Le rejet des derniers projets de votation a montré que cette approche n’est pas du tout appréciée par les citoyens », dit la vice-présidente Kathrin Bertschy.