Pour les vert’libéraux, une réforme de la prévoyance vieillesse est indispensable. L’adaptation du taux de conversion minimal et de l’âge de la retraite des femmes est absolument nécessaire du fait de l’évolution démographique. La proposition de la conférence de conciliation répond à ces deux exigences. Cependant, cette proposition ne contient guère de progrès par rap-port à l’égalité entre femmes et hommes et créera en fait une AVS à deux vitesses. Sous la forme de l’augmentation de l’AVS selon le système de l’arrosoir, on fait surtout une promesse à la génération de transition qu’on ne pourra pas tenir longtemps. Les générations à venir ne pourront tout simplement pas la financer.
Impliquer la population
Pour que le peuple puisse s’exprimer sur cette question cruciale et un large débat sur l’avenir des assurances sociales ait lieu, les vert’libéraux approuveront la réforme au Conseil national. Malheureusement, il ne sera pas réaliste de créer un meilleur projet qui soit capable de réunir une majorité. On risque plutôt d’être confronté à un long blocage et une perte de confiance au sein de la population à l’égard du parlement. La décision prise par le groupe aujourd’hui ne représente explicitement pas une garantie d’un soutien éventuel en cas de votation populaire. La responsabilité pour ce projet incombe au PS et au PDC qui, sans compromis, ont imposé l’augmentation de l’AVS selon le système de l’arrosoir.
Maintenir la pression en faveur de réformes
Par son renoncement à une augmentation massive de la TVA, la conférence de conciliation a réalisé au moins un seul compromis à l’égard du Conseil national. Les vert’libéraux y voient une opportunité, puisque c’est ainsi qu’on maintiendra la pression en faveur de réformes. Par conséquent, le débat sur un frein à l’endettement pour l’AVS restera d’actualité. Comme effet secondaire positif du projet actuel, on pourra maintenir le taux de TVA à 8 % sans interruption, ce qui permettra à l’économie d’éviter des coûts de transition élevés.