Non aux modifications de la loi sur le service civil

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Non aux modifications de la loi sur le service civil

De quoi s’agit-il ?

  1. Toute personne souhaitant passer au service civil devrait désormais accomplir au minimum 150 jours de service civil – indépendamment du nombre de jours de service militaire déjà effectués auparavant.
  2. Le facteur 1,5 devrait désormais s’appliquer aussi aux sous-officiers.
  3. Les affectations de service civil nécessitant des études de médecine humaine, de médecine dentaire ou de médecine vétérinaire ne devraient plus être autorisées.
  4. Les personnes n’ayant plus aucun jour d’obligation restante (0 jour) ne devraient plus être admises au service civil. Il s’agit ainsi d’empêcher que l’obligation annuelle de tir soit contournée.
  5. Une obligation annuelle d’affectation devrait être introduite afin d’aligner le service civil sur l’obligation de service militaire. Jusqu’à présent, les affectations de service civil peuvent être planifiées de manière plus libre.
  6. Le service civil est soumis à une « longue affectation » de 180 jours. Cela correspond à une école de recrues militaire plus longue. Toute personne qui déposera désormais une demande de service civil avant ou pendant son école de recrues (ER) ordinaire devra accomplir la longue affectation l’année de son admission..


Nos arguments :

Les six durcissements de la loi sur le service civil visent à dissuader autant que possible les jeunes de choisir le service civil. Et ils y parviennent : selon le Conseil fédéral, le nombre de personnes au service civil devrait diminuer de 40 % avec ces mesures. On part donc simplement du principe que davantage de personnes seront alors disponibles pour l’armée. Mais ce raisonnement est trop simpliste.

Premièrement, les civilistes manqueraient précisément là où la pénurie de personnel est déjà la plus forte : dans les EMS et les hôpitaux, dans les établissements de formation, dans la protection de la nature et de l’environnement ainsi que dans l’agriculture, notamment dans les Alpes.

Deuxièmement, les victimes du programme de dissuasion seraient aussi les établissements d’affectation du service civil, et donc les cantons et les communes, qui sont responsables des grands domaines d’affectation : social, école et santé, ainsi que protection de l’environnement et de la nature. Car ce que les civilistes ne pourront plus fournir disparaîtra purement et simplement, sans remplacement.

Et troisièmement, , il est absurde de nuire au service civil en croyant ainsi renforcer l’armée. Il serait bien plus utile de rendre l’armée plus attractive plutôt que d’affaiblir le service civil. En effet, beaucoup de personnes dissuadées de faire le service civil demanderont désormais une réforme médicale plutôt que de rejoindre l’armée. Elles résoudront ainsi autrement leur conflit de conscience.