Dans un monde incertain, la Suisse a besoin d’options supplémentaires. Bloquer l’accès à de nouveaux marchés rend notre pays, dont l’économie est dépendante des exportations, plus vulnérable et moins souverain. L’accord avec le Mercosur ouvre des portes aux entreprises suisses en Amérique latine, instaure des règles fiables et élargit notre réseau économique. La Suisse renforce ainsi son autonomie stratégique.
« Cette décision est un signal clair : alors que d’autres se replient sur eux-mêmes, la Suisse mise sur la coopération », déclare la conseillère nationale et présidente du groupe parlementaire du PVL, Corina Gredig. Cette ouverture sur l’étranger appelle toutefois à la responsabilité. Pour la protection des forêts tropicales et la lutte contre la déforestation, des règles claires sont nécessaires, comme l’a reconnu la CPE du Conseil national. La Suisse doit elle aussi apporter sa contribution afin de réduire la pression sur les forêts tropicales.