La Suisse fait face Ă une Ă©volution dĂ©mographique importante. De moins en moins dâactifs financent les rentes dâun nombre croissant de retraitĂ©s. La population active est dĂ©jĂ fortement mise sous pression Ă travers les impĂŽts, les taxes, les primes dâassurance-maladie et lâaugmentation du coĂ»t de la vie. Une hausse des cotisations salariales aurait encore aggravĂ© cette situation et portĂ© atteinte Ă lâĂ©quitĂ© entre les gĂ©nĂ©rations.
« Le financement de la 13e rente AVS ne doit pas se faire sur le dos des personnes actives. Câest pourquoi nous avons combattu avec dĂ©termination lâaugmentation des cotisations salariales et obtenu son retrait », dĂ©clare le conseiller national Patrick HĂ€ssig.
La hausse de la TVA dĂ©cidĂ©e par le Parlement est plus faible que celle initialement proposĂ©e par le Conseil fĂ©dĂ©ral. Pour cette raison, le PVL ne sâest pas opposĂ© Ă cette solution transitoire. Elle permet au peuple de se prononcer dans les urnes en novembre sur cette variante de financement.
Pour le PVL, une chose est claire : le financement de la 13e rente AVS ne peut pas reposer durablement uniquement sur des recettes supplĂ©mentaires. La solution transitoire adoptĂ©e aujourdâhui laisse la marge nĂ©cessaire pour engager, dans le cadre de la rĂ©forme AVS 2030, les rĂ©formes structurelles indispensables. Celles-ci comprennent notamment des incitations Ă travailler plus longtemps et avec des taux dâactivitĂ© plus Ă©levĂ©s, ainsi que des mĂ©canismes automatiques de stabilisation.
Le PVL continuera Ă sâengager en faveur dâun financement Ă©quilibrĂ© qui tienne compte Ă la fois de lâĂ©quitĂ© entre les gĂ©nĂ©rations, du pouvoir dâachat et de la stabilitĂ© Ă long terme de lâAVS.