Compensation de la réduction du taux de conversion là où elle doit être : au deuxième pilier
À juste titre, le modèle modifié par la CSSS-N compensera la réduction du taux de conversion minimal à l’intérieur du deuxième pilier. Cette mesure prendra en compte la récente critique émise contre le Conseil national. À savoir que les contributions du groupe des 25-44 ans doivent être diminuées de façon considérable tandis que la durée de la génération de transition devra être limitée à 20 ans. Tout ceci sans augmenter la charge des plus de 55 ans.
La diminution du taux de conversion est certes douloureuse, mais elle assurera les pensions des générations à venir. De plus, la suppression de la déduction de coordination apportera plus de justice aux employés d’aujourd’hui. En outre elle prend en compte les changements du monde de travail avec toujours davantage de travail à temps partiel, réparti en partie sur plusieurs employeurs. Et ceci sans discriminer les personnes gagnant peu d’argent. Le modèle de la CSSS-N engendrera des améliorations des prestations pour beaucoup des femmes et, selon les calculs de l’OFAS, coûtera 700 millions de francs moins cher par rapport au modèle du Conseil des États.
L’introduction d’un frein à l’endettement reste indispensable
Très tôt déjà les vert’libéraux ont demandé l’introduction d’un frein à l’endettement pour les institutions sociales. Ils soutiennent que le mécanisme d’intervention continue à faire partie du projet de réforme même si la forme concrète peut être encore améliorée.
Il reste beaucoup à faire en dépit d’un rapprochement
Même si beaucoup de différences par rapport au Conseil des États one été éliminées, des divergences majeures et fondamentales persistent. Les Conseils ont maintenant la tâche de trouver un consensus, car le projet de réforme ne devra pas échouer lors de la session de mars. Les vert’libéraux sont ainsi confiants que le projet pourra être amené à une conclusion positive.