Nous devons analyser les plans du Conseil fédéral avec précision

Nous devons analyser les plans du Conseil fédéral avec précision

Le PVL adopte une position critique à l’égard du financement de dépenses supplémentaires en matière de sécurité par une augmentation de la TVA. « Nous ne rejetons pas catégoriquement les plans du Conseil fédéral, mais nous devons d’abord les analyser en détail. Présenter la facture avant de savoir quels biens d’armement et quelles prestations pourront effectivement être achetés n’est, à nos yeux, pas la bonne approche », déclare le conseiller national Beat Flach.

Le PVL salue toutefois le fait que le DDPS adopte une définition large de la sécurité. Enfin, la Suisse se prépare à une forme de guerre hybride et s’efforce de renforcer la protection de notre démocratie ainsi que de nos infrastructures critiques. Le Conseil fédéral reconnaît également que notre pays doit être intégré dans l’architecture de sécurité européenne. Cette reconnaissance doit désormais se traduire par des actes concrets.

 

En revanche, le PVL voit d’un œil particulièrement critique le fait que ce financement doive passer par une augmentation de la TVA, compte tenu de la charge déjà élevée qui pèse sur la population. D’autant plus qu’il est également prévu de recourir à la TVA pour financer la 13e rente AVS. Les Vert’libéraux s’interrogent en outre sur l’ampleur des besoins financiers supplémentaires annoncés : il convient d’examiner précisément si 31 milliards de francs supplémentaires sont réellement nécessaires pour garantir la sécurité. Le PVL constate toutefois avec satisfaction que le Conseil fédéral reconnaît désormais que la Suisse ne fait pas face uniquement à un problème de dépenses, mais que la question des recettes doit elle aussi être abordée.

 

« Nous devons absolument améliorer et renforcer de manière ciblée les capacités de défense de notre armée. Ces augmentations doivent en outre s’accompagner d’un renforcement de la cybersécurité et d’une coopération étroite avec d’autres démocraties européennes. Ce n’est qu’ainsi que la Suisse deviendra plus sûre », souligne la vice-présidente Céline Weber. Il s’agit actuellement de l’un des investissements les plus efficaces pour la sécurité de l’Europe – et donc pour notre propre sécurité.