Le PVL soutient l’achat d’avions F-35 pour un montant de 6 milliards, mais se montre critique quant au doublement du nombre d’appareils.

Le PVL soutient l’achat d’avions F-35 pour un montant de 6 milliards, mais se montre critique quant au doublement du nombre d’appareils.

Les réflexions du gouvernement fédéral visant à acquérir soudainement deux fois plus d’avions que ce qui avait été initialement décidé doivent être examinées de manière approfondie par le PVL. « Après avoir envisagé de n’acheter que 30 avions à la place de 36 parce que les coûts n’étaient pas fixes comme prévu, le Conseil fédéral propose à présent d’acheter 70 avions. Manque-t-il un pilote dans l’avion du Gouvernement ? », réagit la conseillère nationale (VD) et vice-présidente du Parti, Céline Weber.

Le Conseil fédéral souhaite dans un premier temps n’acheter que le nombre d’avions de combat F-35 que lui permet l’enveloppe de 6 milliards de francs approuvée par le peuple. Jusqu’ici, le PVL a salué les intentions du Gouvernement fédéral, notamment de n’acheter que 30 avions, puis de revenir devant le peuple pour les 6 appareils restants. Le PVL considère en effet que ceci serait une bonne manière de renforcer nos capacités aériennes.

Cependant, le Conseil fédéral évoque désormais la possibilité d’acheter jusqu’à 70 avions de combat modernes au lieu des 36 initialement prévus. Pour le PVL, il est difficile d’imaginer que nous puissions, en cas de crise, exploiter autant d’avions dans un pays aussi petit que la Suisse, et qui compte peu d’aéroports. La question se pose également de savoir si près du double de décollages et d’atterrissages serait acceptable, outre le doublement des structures d’entretien. La stratégie de flotte unique est plus efficace, plus sûre et moins coûteuse dans tous les scénarios.

Les Vert’libéraux s’engagent en faveur d’un équipement moderne pour l’armée, qui tienne compte de l’évolution du contexte géopolitique. Notre réarmement doit toutefois s’inscrire dans l’architecture de sécurité européenne, et correspondre à nos besoins réels. En outre, notre défense aérienne doit être coordonnée avec nos pays voisins.

C’est pourquoi le PVL demande que les besoins effectifs soient planifiés en collaboration avec nos partenaires européens et qu’il soit examiné si la défense aérienne ne pourrait pas être assurée de manière plus efficace dans le cadre d’une coopération et, le cas échéant, à l’aide de nouveaux drones.