L’acquisition du nouvel avion de combat risque d’être clouée au sol avant même que le F-35 ait pu décoller en Suisse.

L’acquisition du nouvel avion de combat risque d’être clouée au sol avant même que le F-35 ait pu décoller en Suisse.

Les États-Unis persistent à réclamer des coûts supplémentaires de près de 25 % pour la commande d’avions de combat F-35. Il s’agit là d’une erreur lourde de conséquences commise par notre gouvernement. Le Conseil fédéral ne peut pas simplement passer à autre chose, il doit présenter une solution qui s’inscrive dans le cadre approuvé par la population – ou se soumettre à nouveau au vote populaire. Sinon, l’accord risquerait de s’écraser.

Le Conseil fédéral a présenté le F-35 comme l’avion de combat le plus avantageux pour la Suisse, disponible à un prix fixe de 6 milliards de francs. Or, ce n’est pas le cas. Depuis aujourd’hui, il est clair que les Américains ne céderont pas sur le supplément de prix et exigent jusqu’à 1,3 milliard de plus pour leur avion de combat.

 

« Après le non au Gripen, le Conseil fédéral nous avait promis de mener un processus d’acquisition professionnel et juridiquement fondé, et nous avait présenté le F-35 comme l’offre la plus avantageuse sur les plans économique, technique et militaire, avec un prix clairement affiché. C’est également ce sur quoi se sont appuyés les citoyens et citoyennes qui ont voté oui de justesse à l’acquisition des avions. Aujourd’hui, tout a changé. Cela s’apparente à un manquement au devoir de diligence », souligne Beat Flach, conseiller national et spécialiste en politique de sécurité.

 

« Pour le PVL, il est hors de question que la Suisse accepte simplement ces surcoûts », ajoute-t-il. Le gouvernement se doit d’agir, car c’est lui qui a conduit la Suisse dans cette impasse. « Il doit trouver une solution qui respecte le plafond budgétaire de 6 milliards, par exemple en achetant 30 avions de combat au lieu de 36 ou en conservant la possibilité d’acquérir les six F-35 restants, à condition que le peuple approuve cet achat pour un montant supplémentaire de 1,3 milliard .», s’exprime M. Flach.

 

Nous attendons avec impatience les solutions que proposera le Conseil fédéral fin novembre.