Nicholas Hänny : L’innovation l’emporte sur l’idéologie

Nicholas Hänny : L’innovation l’emporte sur l’idéologie

Comment repenser la place économique suisse

Pendant longtemps, on a entendu dire : soit on favorise l’économie, soit on protège l’environnement. Lorsque nous avons fondé NIKIN en 2016, nous voulions justement rompre avec ce vieil adage. Aujourd’hui, après de nombreuses expériences et quelques erreurs, je sais qu’une gestion efficace ne consiste pas à appuyer sur le frein, mais à structurer l’entreprise de manière à préserver les ressources plutôt qu’à les épuiser. Une nature intacte n’est pas un luxe, mais le fondement sur lequel nous reposons tous et toutes.

La transparence des coûts plutôt que la morale
Pour moi, la protection de l’environnement ne passe pas par des leçons de morale, mais par des principes logiques. Lorsque la consommation des ressources et les émissions de CO₂ ont un coût, la durabilité devient soudainement une question de calcul. C’est tout simplement une question de bon sens économique : celui qui planifie à long terme réduit les risques et reste compétitif. Nous le constatons au quotidien : nos clients ne recherchent pas des promesses de relations publiques, mais une véritable responsabilité. De nos jours, la confiance est l’une des monnaies les plus précieuses qui soient, en particulier pour nos PME suisses.

Créer des incitations, réduire les obstacles, favoriser le progrès
Au sein du PVL, c’est précisément ce à quoi nous nous engageons : nous allions la protection de nos moyens de subsistance à l’esprit de l’économie de marché. Nous ne réclamons pas des interdictions dictées depuis une tour d’ivoire, mais une économie de marché écologiquement durable qui récompense réellement l’innovation. Il faut des conditions-cadres qui rendent les investissements dans un avenir propre plus attractifs que le fait de s’accrocher au passé, grâce à des incitations intelligentes, au développement des énergies indigènes et à la réduction des obstacles bureaucratiques pour les acteurs du changement. En tant qu’entrepreneur, j’ai appris que l’innovation exige du courage. Il est donc d’autant plus important de disposer de conditions-cadres qui favorisent le progrès au lieu de le retarder.

 

Pour moi, une gestion économique en harmonie avec la nature est depuis longtemps la « nouvelle norme ». Cela signifie ne plus dépendre des importations de combustibles fossiles, créer une forte valeur ajoutée en Suisse et assurer une prospérité qui ne se fasse pas au détriment de nos enfants. Mettons-nous au travail !