Léonore Bornand : Envie de changement

Léonore Bornand : Envie de changement

« Il n’est pas nécessaire de tout posséder pour pouvoir s’en servir. »

Pour beaucoup, l’économie circulaire sonne comme un terme technique. Pourtant, au fond, il s’agit de quelque chose de très quotidien : gaspiller moins, utiliser plus, garder les ressources en circulation. Il me tient à cœur que ce principe ne reste pas un vain « buzzword », mais qu’il devienne compréhensible et concret dans notre vie de tous les jours.

 

Politiquement aussi, nous devons actionner les bons leviers

En effet, l’utilité est réelle : l’économie circulaire signifie moins de déchets, des coûts réduits et moins de dépendance vis-à-vis des importations. Souvent, cela signifie même tout simplement plus de confort, parce qu’il n’est pas nécessaire de tout posséder pour pouvoir s’en servir.

 

C’est précisément ce que je veux démontrer avec ma start-up. Nous mettons en place une plateforme qui simplifie radicalement la location de matériel événementiel. Au lieu que chaque organisation achète, stocke et finisse par jeter son matériel individuellement, l’équipement existant est mieux utilisé collectivement. Je pense délibérément par étapes : commencer petit, apprendre vite, s’améliorer en continu, puis passer à l’échelle supérieure. Pour moi, le principe du « nudging » est décisif : l’alternative durable doit être si évidente et simple qu’elle devient d’elle-même la « nouvelle norme ».

 

Politiquement aussi, nous devons actionner les bons leviers. Ici, le PVL a un rôle clé à jouer. En tant que co-présidente du PVL Valais, je m’engage pour garder les talents et les cerveaux en Suisse : avec des perspectives attrayantes dans la formation, la recherche et l’innovation. Et pour que les bonnes idées ne s’essoufflent pas par manque de capital, mais puissent grandir sur le marché, il faut de meilleures conditions-cadres et un accès facilité au financement, particulièrement pour les « scale-ups ».

 

Le changement est nécessaire et la volonté est là.

En Valais, je rencontre une jeune génération qui a envie de remettre les choses en question et d’agir : de manière ouverte, amicale et pragmatique. Le fait que des pôles comme Sion mettent l’accent sur la formation et la recherche est un signal fort. Oui, nous avons beaucoup à gérer, des défis structurels aux risques naturels. Mais nous avons aussi de réelles opportunités : un tourisme sur quatre saisons, les énergies renouvelables et une création de valeur moderne et résiliente. Le changement est nécessaire et la volonté est là. Du canton de Vaud, où j’ai grandi, à Zurich, où j’ai étudié, jusqu’à mon Valais d’adoption aujourd’hui, et bien au-delà : on y va !