Le PVL est prêt à soutenir une augmentation modérée de la TVA, d’un maximum de 0,2 point de pourcentage, ainsi que l’utilisation des réserves de crédit existantes de la Confédération en matière de sécurité, pour financer l’armée. Cela suppose toutefois que la Confédération utilise d’abord de manière ciblée les moyens existants et exploite systématiquement les gains d’efficacité possibles.
Cela comprend notamment une optimisation complète des processus d’acquisition. Le PVL demande au Conseil fédéral un concept clair indiquant comment les achats au sein du DDPS seront organisés à l’avenir, de manière plus professionnelle, plus transparente et plus efficiente en termes de coûts. Les tentatives de diversification onéreuses et les fiascos d’acquisition ne doivent plus se reproduire.
« La sécurité est importante. Mais l’armée doit d’abord balayer devant sa porte, avant de frapper à la porte de la population. Quiconque demande une enveloppe plus élevée doit d’abord démontrer que les moyens existants sont utilisés efficacement », déclare la vice-présidente des Vert’libéraux, Céline Weber
Nécessité d’agir sur l’orientation de l’armée
Le PVL rejette l’introduction d’un nouveau service de sécurité envisagée par le DDPS, qui vise à rapprocher davantage, voire à fusionner, le service civil et la protection civile. Ce qui, sur le papier, ressemble à une simple mise à jour organisationnelle constitue en réalité une atteinte fondamentale à un système qui a fait ses preuves au fil du temps. Il s’agit en fait de la suppression de facto du service civil et d’une réduction drastique des missions importantes actuellement assurées par celui-ci. À cela s’ajouteraient des coûts considérables pour la Confédération. Pour le PVL, une chose est claire : la Suisse a besoin d’investissements concrets dans la sécurité, et non de nouveaux projets coûtant des milliards.
Les défis de la politique de sécurité ont fortement évolué ces dernières années. « Nous voulons moins de poudre noire et davantage de cyberdéfense », affirme le conseiller national Matthias Jauslin, membre de la CPS-N. « La Suisse doit absolument aligner sa capacité de défense aux menaces du XXIe siècle. »
Une politique de sécurité crédible nécessite une solution de remplacement au Patriot
En matière de défense aérienne sol-air, le PVL soutient en outre l’examen d’autres options possibles, en plus du système Patriot commandé, si les problèmes de livraison annoncés devaient perdurer. Le Conseil fédéral aurait intérêt à évaluer suffisamment tôt d’éventuelles solutions de remplacement en provenance de la France, d’Israël ou de Corée du Sud, afin de préserver les intérêts de politique de sécurité de la Suisse.
Pour le PVL, une politique de sécurité crédible requiert une armée moderne, des structures efficaces et une utilisation responsable de l’argent des contribuables.
*Image générée par l’IA